La fin d’un paradigme d’interface sur PC: déplacez vos barres de tâches et onglets sur le côté!

Je remarquais récemment qu’on réalise finalement, après plus de dix ans à progresser vers des écrans beaucoup plus larges que hauts, qu’on devrait peut-être adapter les interfaces logicielles. Je me permets d’en discuter ce matin, m’éloignant un peu du droit le temps d’un billet. Disons qu’assis devant un ordi à longueur de journée, cela s’avère pertinent pour nombre d’usagers de PC, moi compris!

Comme vous l’avez peut-être remarqué, depuis des années, les fabricants d’écrans d’ordi vendent de plus en plus d’écrans « larges », sans doute notamment motivés par le ratio (nombre de pixels horizontaux versus verticaux) des films tournés pour le cinéma, mais désormais souvent regardés à l’ordi. Tellement, en fait, que c’est désormais presque la norme, pour les ordinateurs de bureau (c.-à-d. qu’on ne parle évidemment pas ici d’appareils mobiles) à tout le moins. En effet, pour les ordis de bureau, l’écran typique adopte désormais une forme très rectangulaire, comme un écran de cinéma.

Cela contraste avec la forme presque carrée d’un téléviseur comme ceux qu’on branchait aux premiers ordinateurs personnels. («Flashback» ici de l’ordi de marque Amiga de mon ami Erick ou de mon ordi de marque Commodore VIC-20, circa 1982.) Du carré, on est ainsi graduellement passé à des écrans dont la forme est un rectangle beaucoup plus large que haut. À l’heure actuelle, pour vous donner une idée, la résolution de mes écrans est de 1920 X 1080 pixels. Cela signifie que mes écrans sont 2 fois plus larges que hauts. (C’est d’ailleurs le même phénomène avec les téléviseurs actuels, qui s’acheminent vers la norme 4K, dont la résolution est de 4096 X 2160.) C’est la grande tendance des dix dernières années et une tendance qui est visiblement là pour de bon.

Ce faisant, l’usager moyen assis devant un ordinateur de bureau dispose dorénavant de passablement plus de superficie habitable à l’écran. Plus d’espace à l’écran, plus de choses affichables en même temps, meilleures résolutions, des images plus définies et agréables à regarder, etc. Bref, tout le monde gagne, non?

En fait, ce qu’on réalise maintenant, c’est que cette bonification de nos écrans s’est opérée sans qu’on remette collectivement en question nos interfaces logicielles, notamment la façon dont l’ordi affiche les éléments fonctionnels à l’écran, comme les menus. En gros, on a élargi nos écrans, mais en oubliant d’adapter l’interface pour en tirer profit. C’est que, voyez-vous, depuis toujours, le haut et le bas d’un écran typique est accaparé par des menus, des onglets et des raccourcis, qu’on s’est collectivement habitué à voir stationnés là, et ce, depuis le début des interfaces graphiques (GUI).

Résultat : bien que nos écrans soient désormais très larges, l’espace précieux en haut et en bas des nos écrans est perpétuellement gaspillé. Un des impacts de cela est que nous passons collectivement désormais beaucoup de temps à faire défiler l’écran («scroll-down»), parce que nous sommes incapables de tout afficher sur la portion immédiatement visible de l’écran. En gros, c’est du gaspillage quotidien, chronique, de notre temps et de nos énergies. Bon, voilà, je l’ai dit.

Avec cela, j’en arrive finalement à mon point : Microsoft mettait récemment à jour son fureteur Edge (désormais basé sur Chromium), afin de déplacer la barre d’onglets du haut vers la GAUCHE de l’écran. Eh oui, les producteurs de logiciels commencent finalement à comprendre que l’espace vertical de nos écrans est précieux.

Le problème dépasse d’ailleurs largement (sans mauvais jeux de mots) les applications; il existe de façon très fondamentale dans les systèmes d’exploitation, incluant Windows. Heureusement, de ce côté, Windows 10 offre désormais la possibilité pour l’usager d’évacuer la barre de tâche (traditionnellement placée au bas de l’écran) vers le côté de l’écran. Je vous recommande de l’essayer.

En prime, je vous dirais que si vous utilisez plusieurs écrans, le fait de déplacer cette barre (si souvent invoquée par l’usager) a aussi l’avantage d’en faciliter la manipulation en la rapprochant de l’endroit moyen où se trouve votre curseur à tout moment.

Sous Windows 10, ma recommandation quant à la configuration de votre barre de tâches est la suivante, que je vous offre comme truc de productivité facile à déployer:

  1. affichez la barre de tâches de Windows sur la droite du premier écran (celui situé du côté gauche, si vous avez 2 écrans);
  2. configurez les paramètres d’affichage de Windows pour ne PAS afficher la barre de tâches sur l’autre écran (j’y parviens grâce à une appli nommée Ultramon);
  3. vous avez alors un «pilier» au centre de vos écrans, plutôt qu’une barre en bas;
  4. autre avantage de cette configuration :  en plaçant la barre de tâches à droite, vous évitez notamment que vos onglets d’Edge ne soient affichés dans une 2e rangée sur la gauche, si vous utilisez ce fureteur et déplacez effectivement vos onglets du haut vers la gauche de l’écran.

Essayez-le, vous m’en donnerez des nouvelles! Je ne serais pas surpris que de plus en plus de producteurs de logiciels aillent aussi dans cette direction, ne serait-ce que pour donner le choix à chaque usager du côté de l’écran où il désire placer ses menus, onglets et raccourcis — il était grand temps!

Justice ultime pour le roi du pourriel canadien?

On rapportait ce week-end que celui qu’on avait surnommé le roi du pourriel, un Canadien de Colombie-Britannique, a été retrouvé sans vie, visiblement assassiné. Le charmant personnage en question (un marginal aux affiliations néonazies) aurait vraisemblablement été abattu par ses comparses criminels, puis son corps a été laissé dans sa voiture, au fond des bois.

Davis Wolfgang Hawke aurait construit un petit empire du crime duquel lui et ses associés tiraient, semble-t-il, quelques centaines de milliers de dollars par année en revenus illicites.

Les forces de l’ordre poursuivaient l’homme en question depuis quelques années, sans succès. Eh bien, les complices du Spam King auront eux-mêmes mis fin à la chasse pour nous tous, en incendiant ensuite le véhicule de la victime, conformément au manuel du parfait petit assassin.

Et si vous pensiez que se mêler de trafics minables du genre de l’envoi de pourriels n’avait rien d’activités liées à de véritables criminels, vous vous trompiez! Raison de plus justifiant l’existence de lois comme la loi canadienne anti-pourriel (la «LCAP»).