L’Ontario oblige ses employeurs à déclarer leurs outils de surveillance d’employés

Comme le rapportait cette semaine les médias, l’Ontario mettait récemment à jour sa législation en matière d’emploi, en obligeant dorénavant les employeurs ontariens à déclarer à leur personnel dans quelle mesure on les surveille à l’aide de leur ordinateur et de leur téléphone cellulaire, le cas échéant.

Dorénavant, les employeurs visés doivent adopter et publier pour leur personnel une politique écrite sur la surveillance électronique des employés, dans laquelle on doit indiquer si on surveille les employés par voie électronique et, le cas échéant, décrire la manière et les circonstances dans lesquelles on le fait, les objectifs d’usage éventuel des données ainsi recueillies par l’employeur.

Cela obligera dorénavant les entreprises à le révéler, par exemple, si on utilise un système ou un logiciel subreptice destiné à gérer la productivité des employés (officiellement), en surveillant par exemple l’usage (plus ou moins continuel) de la souris, les touches tapées au clavier, les applications utilisées ou les sites Web visités par l’employé. En somme, la nouvelle loi ontarienne vise à informer les employés pour qu’on sache désormais au moins SI et dans quelle mesure on est surveillé au travail sur les appareils électroniques qu’on utilise au quotidien pour effectuer notre travail.

La nouvelle règle vise les entreprises embauchant 25 ou plus. Il n’existe actuellement rien de tel au Québec et je n’ai entendu parler d’aucune initiative à ce sujet pour l’instant. Actuellement, un employeur québécois peut généralement surveiller l’usage de son matériel informatique et de son infrastructure de réseautique, sans devoir pour autant le déclarer à son personnel, bien que la législation en matière de renseignements personnels s’appliquant désormais ici place des balises quant à l’information qui peut être collectée au sujet d’individus.

Top 10 des moyens d’optimiser votre utilisation du courriel

Je tombais ce matin sur un bon billet et dont le titre est 40 One-Sentence Email Tips (40 conseil quant au courriel) qui frappe très près de la cible, selon moi. Autant pour votre bénéfice que le mien, je me permets donc de débuter ma journée en distillant ces conseils en y mêlant des miens, basé sur mon expérience à lire et écrire des courriels depuis 20 ans -depuis le temps des BBS, en fait. Appelons ça de la sagesse numérique, si vous voulez.

Je lisais quelque part récemment  qu’on estime à plus de deux heures le temps qu’un employé d’organisation typique passe désormais à gérer ses courriels, chaque jour! Malheureusement, ce n’est pas parce qu’on y passe autant de temps que l’usager moyen comprend comment le faire correctement ou de façon optimale, oh que non.

Voici donc ma propre version de réflexions quant à la façon  d’utiliser intelligemment le courriel, dont question d’améliorer votre productivité:

  1. Pour réduire le temps que vous dévouez à gérer des courriels, envoyez-en moins -vous en recevez moins;
  2. Réfléchissez avant de consentir à ce qu’une organisation vous place sur sa liste d’envoi (d’infolettres, par ex.): chaque courriel reçu siphonne potentiellement votre énergie (votre attention) et du temps;
  3. Connaissez, entrainez et utilisez intelligemment votre appli de courriel : en 2021, gaspiller son temps à manuellement classer, étiqueter et/ou supprimer des courriel est totalement injustifiable;
  4. Attention au piège que représente le fait de répondre trop rapidement ou en tout temps aux courriels que vous recevez (par ex. instantanément ou à 21:00+): chaque réponse du genre entraine votre interlocuteur à s’attendre au même traitement de ses courriels à l’avenir, c’est une simple question de conditionnement;
  5. Commencez toute nouvelle communication en déterminant si le courriel est un mode approprié pour cet échange spécifique -un texto, une visio ou un appel serait-il plus efficace?: tous les échanges ne se prêtent pas nécessairement bien à un échange par courriels;
  6. Si le courriel s’avère effectivement approprié, choisissez minutieusement le(s) destinataire(s) : évitez de placer en C.C. (copie conforme) un grand nombre de destinataires superflus, sans y réfléchir, afin d’éviter de gaspiller leur temps -c’est un manque de respect!);
  7. Intitulez vos courriels avec un sujet décrivant réellement son contenu («dhu» me direz-vous?), mais vous seriez surpris du nombre de courriels reçu arborant des titres tels «message»);
  8. Débutez vos courriels par une phrase de contexte et un énoncé du but de votre courriel, c’est la phrase clé du courriel : quel est l’action, la réponse ou l’information que vous désirez obtenir?
  9. Dans le corps de vos courriels, soyez bref, autant dans vos phrases que dans vos paragraphes, en évitant les courriels trop longs (au besoin, placez les détails dans une pièce jointe);
  10. Facilitez/accélérez la compréhension du destinataire en utilisant amplement d’espaces, de listes de points identifiés par des puces («bullets») en retrait, etc.: votre lecteur espère probablement traiter votre courriel en 30 secondes ou  moins.

Bien que le courriel s’avère un moyen de communication extraordinaire, bon nombre d’usagers continuent de mal l’employer. Je pense que nous bénéficierions tous de réfléchir un peu plus à ce genre de considérations.