Les échéanciers dans les dossiers de l’OPIC seraient finalement repoussés au 31 août 2020

L’Institut de la propriété intellectuelle du Canada (l’«IPIC») annonçait récemment à ses membres que ses représentants s’étaient à nouveau entretenus avec ceux de l’Office de la propriété intellectuelle du Canada (l’«OPIC») au sujet du report de l’ensemble des délais dans les dossiers de P.I. canadiens. Cette fois, l’OPIC aurait convenu du fait qu’une période d’entretien de ses systèmes prévue pour les prochains jours justifierait de repousser, encore une fois les dates butoirs relatives à ses dossiers actifs.

Cette fois, l’effet serait de repousser tous les délais applicables au au 31 août 2020. Bien que cela ne soit pas encore officiel, à ma connaissance, ce serait bien ce qui se passera en pratique, semble-t-il.

Pour l’instant, l’OPIC envisage cette prolongation comme la dernière avant le retour à la normale dans les dossiers en cours, dont en matière de marques, de brevets et de dessins industriels.

Analyse de données sonores et impression 3D: outils des cambrioleurs de demain?

Dans un exemple des merveilles technologiques qui ne cesseront jamais de (potentiellement) nous compliquer l’existence, des chercheurs publiaient cette semaine leur découverte de la possibilité de deviner le dessin d’une clé grâce au son qu’elle produit en entrant dans la serrure. Oui, c’est semble-t-il bien réel, le son que produit votre clé au moment de déverrouiller la porte peut être analysé afin d’en produire une copie.

Bien que cette curiosité technologique (voir scientifique) touche quelque chose de résolument analogue (i.e. les clés et verrous traditionnels), la nouvelle implique néanmoins un aspect très techno, puisqu’afin d’y parvenir, on doit évidemment utiliser un système d’analyse de données, afin d’inférer du son que produit la clé à quoi elle peut ressembler. Le système parvient alors à un nombre restreint de possibilités les plus probables du dessin de la clé en question, à partir d’un répertoire d’une dizaines de milliers de possibilités, semble-t-il.

D’ailleurs, une fois que le système parvient à 2 ou 3 choix qui pourraient fonctionner, on peut même lier le système à une imprimante 3D, ce qui permet alors de passer de la théorie à la pratique, en quelques minutes seulement, en imitant carrément la clé et en produisant une copie qui pourrait réellement ouvrir la porte en question.

Tiens, je reconsidère soudainement ma réticence à considérer nous équiper de verrous numériques.